Blog
Message bienveillant au peuple thaïlandais, aux acteurs du tourisme et à la communauté internationale
Depuis plus de quinze jours, une guerre injustifiable est menée contre le Cambodge.
Une guerre sans raison valable.
Une guerre née de l’avidité de pouvoir d’une ou de plusieurs personnes incapables de gérer les problèmes internes de leur propre pays — comme c’est malheureusement souvent le cas.
La Thaïlande, autrefois appelée le pays du sourire, ne peut plus porter ce nom lorsque l’on tue sans raison — et Dieu sait combien j’aime la Thaïlande et le peuple thaïlandais —
lorsque l’on capture et retient des soldats sans fondement,
lorsque l’on détruit des villages et des infrastructures civiles,
lorsque l’on tire sur des civils désarmés,
lorsque l’on bombarde à l’aveugle.
En cette fin d’année, qui devrait être un temps de célébration et de retrouvailles familiales, des milliers de personnes, des deux côtés de la frontière, sont privées de leurs foyers.
Elles survivent aujourd’hui dans des camps de réfugiés rudimentaires, dans la peur et l’incertitude.
Je suis allé dans un camp de réfugiés.
J’ai vu, dans le regard des personnes déplacées, la tristesse, le désarroi, l’incompréhension.
J’ai vu des enfants pleurer, sans comprendre pourquoi ils avaient dû quitter leur maison et leurs écoles.
J’ai vu des distributions de nourriture, organisées loin de chez eux, dans des conditions précaires.
Et au milieu de cette détresse, j’ai vu aussi que leur seul réconfort était la chaîne de solidarité qui s’est formée autour d’eux.
Les écoles des zones frontalières, jusqu’à 50 kilomètres de part et d’autre, sont devenues silencieuses.
Ce silence est assourdissant.
Il représente des enfants forcés de fuir les combats, des enfants qui ne savent pas, qui ne comprennent pas pourquoi leur vie a basculé.
Heureusement, la population civile fait preuve d’une solidarité remarquable, apportant aide, nourriture et soutien aux victimes.
Mais la solidarité, aussi essentielle soit-elle, ne peut remplacer la paix.
Ces familles veulent simplement rentrer chez elles, reprendre le cours de leur vie, labourer leurs champs, faire paître leurs animaux, retrouver leur foyer.
Alors, ensemble, devenons responsables.
Notre responsabilité collective — et en particulier celle des acteurs du secteur du tourisme — est de ne pas autoriser la dérive de la guerre à des fins personnelles et politiques, sans aucune justification.
Le tourisme est un vecteur de paix, de rencontres et de respect entre les peuples.
Il ne peut être complice du silence face à la violence injustifiée, que ce soit en Thaïlande ou dans tout autre pays en guerre.
La Thaïlande, le pays du sourire, voit son image internationale se ternir jour après jour.
Aucune campagne de communication ne pourra effacer les images de villages détruits, d’enfants déplacés et de civils pris pour cibles.
J’en appelle à toutes les personnes qui projettent de se rendre en Thaïlande :
annulez ou reportez votre voyage.
Ce geste pacifique est un levier de pression légitime pour inciter le gouvernement à revenir à la raison, à s’asseoir à la table des négociations, ou à ordonner le retour immédiat et inconditionnel des forces militaires dans leurs casernes.
La paix ne se construit pas avec des armes.
Elle se construit avec du courage politique, du dialogue et du respect de la vie humaine.
Related Posts
Article By:
Bernard Houppertz
Bernard Houppertz is a seasoned hotel industry professional with over 25 years of experience. He has received numerous awards for his achievements and has led operations for world-leading Hotel Groups. He served as the Vice President Development & Operations South Asia & Africa at Cygnett Hotels and Resorts, and is also the CEO at FitFinder4.0, a platform designed to help hotels increase their revenue.
